J6 – Beaux certes, mais toujours zéro

Ce lundi soir, la bise soufflait trop fort pour les Bretons. Car oui, c’est bien le vent du Nord qui a fait plier Brest sur ses terres. Plier, mais pas rompre. Bien que nos petits lensois  étaient « on fire », visiblement remontés après la terrible humiliation du Havre (voir Besle et les clochards), le RCL s’est une nouvelle fois incliné, et ne comptabilise aucune victoire après six journées de championnat. Il faudrait vérifier dans les annales si le RC Lens a déjà connu un pareil début de saison. Vous avez été beaux les gars, mais vous êtes toujours « zéro ». 


Ils étaient attendus. Ils ont répondu présents, mais ils ont encore perdu. #TeamLosers. Le granit breton est une roche froide, salée et terriblement résistante à l’érosion. Les lensois, emmenés par un Autret des grands soirs, ont proposé quelque chose de différent à Francis Le Blé. Une tactique offensive, avec quatre milieux dits « technique », pour une composition plutôt séduisante sur le papier. N’Daw et Lalaina out, et c’est le jeu lensois qui se met en musique, presque naturellement.

Exit les « gros bras, puissants, trop balèzes », pour laisser place à la vista et à la technique. Olsen est donc placé en « numéro 6 », dans une position de regista très séduisante sur le papier. Lui sont associés, Valdivia et Cyprien, ainsi que le trublion Autret. Et c’est bien ce dernier qui a su se mettre en valeur, mettant tour à tour la pire des misères à chacun de ses adversaires. Des chaloupés fantastiques, admirables d’aisance et de légèreté. Mathias Autret était de retour sur ses terres, et d’une traite il y fit taire ses pairs. Malgré son manque de repères dans le collectif Sang et Or, il fut cet éclair qui prit de vitesse un collectif brestois apathique de la première seconde à la dernière. Faîtes vos prières.

On la connait la musique. Lens pousse, Lens domine, mais Lens se fait prendre en contre. Brest ouvre le score (ai-je besoin de le préciser) contre le cours du jeu. Les largesses, que dis-je, les boulevards laissés par le bloc lensois, offrent à Brest l’occasion d’ouvrir le score par ce « diable de Koubemba » (0-1, 39ème) (ndlr : Koubemba prêté par les chiens). Mais à ce moment-là, on se dit que la différence de niveau est telle que Lens n’a qu’à tranquillement revenir dans le match en seconde période.

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Ce diable de Koubemba

C’est ce qu’ils firent, ces coquins. La deuxième mi-temps repart comme s’est terminée la première. Lens a le ballon, domine, joue et attaque. C’est alors que Nanizayamo, espèce humanoïde issue d’un croisement génétique entre Dagui Bakari et Nathalie Portman dans Black Swan, s’élance seul et très haut pour claquer une tête imparable. Hartock est battu, et le Phare lensois redonne l’espoir à , visiblement déjà bien éméché par les effluves du jeu lensois, et confortablement perché sur son grillage. Enfin bref, avec Valdi à la baguette, c’est bien un duo improbable qui relance le Racing Club de Lens (1-1, 54ème).

@AleexNitroz au taquet (à gauche)
@AleexNitroz au taquet (à droite)

Et Lens insiste. Continue de jouer de l’avant. On se demande ce qu’il se passe. Les joueurs font parler leur fierté, et ont à coeur d’effacer l’humiliation du Havre de la mémoire des supporters. Depuis le Hall’s Beer Taverne, QG de l’association Lens Capitale, on se délecte de l’allant offensif montré par Autret et sa bande. Les enchainements se poursuivent, les décalages se font avec une facilité déconcertante. Que se passe-t-il dans la tête de nos lensois ? IT CAN’T BE REAL. Bah non trouduc, car c’était écrit…

Sur une possession brestoise aux vingt mètres, le décalage est beaucoup trop facilement réalisé. Après un décalage à coulisse, le ballon arrive à Battochio, qui ouvre alors son pied, comme à l’entrainement. Joris Delle est une nouvelle fois battu, impuissant (1-2, 65ème). Autant te dire, cher lecteur, qu’à ce moment, la foi quasi inébranlable que j’avais montrée pendant la rencontre – les personnes présentes à mes côtés peuvent en témoigner – en a pris un sacré coup sur la banane. J’annule même ma commande au bar. Et puis merde, j’ai eu l’impression de revoir le RC Lens de 2007/2008 ce lundi ; un bloc totalement déséquilibré, qui a joué à l’orgueil, sans aucune consistance tactique, laissant derrière lui des « avenue Alfred Maes » à gauche, à droite et dans l’axe de sa défense.

Olsen sort (étrangement), et laisse sa place à Dème N’Diaye – Kombouaré méritant la peine de mort pour ce remplacement. Dans le même temps, Nani laisse sa place au Samuel Eto’o mayennais CK9 a.k.a. Christian Benkamenga.

Le match est mort. 

Le RC Lens a montré un autre visage ce lundi à Brest. La victoire n’aurait pas été démérité. Mais cette volonté de faire du jeu est-elle une volonté tactique du coach Kombouaré, ou une simple réaction d’orgueil des joueurs ? Le déséquilibre du bloc était voulu, ou subit ? Beaucoup de questions qui trouveront certainement des réponses vendredi prochain lors de la réception du Tours FC. En attendant, vous étiez beaux lundi. Mais encore une fois, vous finissez… Capture d’écran 2015-09-15 à 22.53.30


Ecrit (avec foi) par Louis de Finesse (@Louis2Finesse)

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