J9 – Craquage Total

Tout a craqué ! Nanizayamo, la Marek, la tribune, Bollaert. Tout ! Quatre-vingt troisième minute, Cyprien s’apprête à tirer le coup franc de la dernière chance. La Marek pousse. La frappe du jeune milieu lensois se fracasse sur la barre transversale de Werner. Le ballon revient dans la surface des lionceaux. Le duel aérien entre le gardien sochalien, sorti à la parade, et Nanizayamo, est remporté par le gars d’chez nous. Le ballon finit sa course dans les filets. Lens marque, Bollaert craque. Ce n’est donc pas un groupe de musique électronique des années 1970 que je vous présenterai ce soir.


Avant cette minute de folie, le match a longtemps été insipide, sans goût. La soirée avait commencé sur le ton de la fête, suite à un bel hommage rendu au désormais « plus célèbre supporter lensois » Nando De Colo, tout juste auréolé d’une médaille de bronze au championnat d’Europe de basketball. D’ailleurs, Nando, si tu veux t’arrêter par chez nous pour papoter RC Lens…

Le coup d’envoi est donné, et comme prévu, la première partie de la rencontre fut fermée, soporifique, entre un Sochaux bien en place et un RC Lens crispé, qui sans être dangereux, montre tout de même une réelle volonté de « bien faire ». En dépit de cela, la première mi-temps se conclut tristement.

Kombouaré enfin judicieux

Reprise de la seconde période, et là, surprise. L’entraineur Kombouaré réalise de loin le remplacement le plus précoce de la saison. Il fallait le faire, et il l’a enfin fait ! Et pour une fois, le coaching du Kanak a porté ses fruits. La deuxième mi-temps reprend, et le onze lensois, qui a vu N’Diaye entrer en lieu et place du « lucky Danish », semble d’un seul coup plus offensif.

La domination lensoise est de plus en plus forte. Les biloutes continuent d’accroitre la pression sur le but sochalien. N’Daw semble dans un bon jour – oui, pour voir quelque chose de ce joueur, il aura fallu attendre sept rencontres et près de 560 minutes de jeu. De son côté, la Marek sent que l’ouverture du score approche. Je me risque alors à un pronostique favorable ; victoire sur un but sorti de nul part. Les chants s’intensifient, a capella. Franchement, c’était du bonheur. On assiste à une vraie belle ambiance dans les tribunes. La Delacourt elle-même y joue son rôle, jusqu’au « fail » magistral de notre ami @EGP07 de la 61ème minute ; un ange passant.

Vue depuis la Marek.
Vue depuis la Marek.

Le crack Nanizayamo !

On approche du dernier quart-d’heure et le score est toujours nul et vierge. Visiblement dans un très bon jour, extralucide, AK sort CB9. Pour le relayer, Jonathan Nanizayamo, qui est arrivé à Lens dans le courant de l’été pour aider à la pose des strapontins et pour assurer l’installation des nouveaux tourniquets. Nanizayamo « mot compte triple » comme disait l’autre sur Canal, explique rapidement à ses adversaires qu’il n’est pas entré en jeu pour taper une petite partie de scrabble – quand bien même la lettre W du gardien belge peut être intéressante en fin de partie. Dans un duel de très haute voltige, en sortie de coup franc, Nani s’élève pour lober ce bon vieux Werner parti à la pèche, et débloquer un match qui semblait destiné à finir sur un nouveau match nul (et à chier).

Le crac qui n’aurait jamais du arriver

Une explosion de joie ! La Marek CRAQUE littéralement. Il faut dire, cela faisait dix-huit mois (18, pour les malvoyants) que le RC Lens ne s’était pas imposé dans son antre. En fait, la dernière victoire remonte à avril 2014 contre Niort. Autre statistique hallucinante ; en moins d’une semaine, le RC Lens a gagné autant de matchs officiels que lors des neuf derniers mois (exemptant cette semaine, mais ça tu l’avais pigé hein ?).

La ferveur fut telle qu’une grille située en bas de la tribune céda, les supporters se retrouvant au sol, pris dans un mouvement de foule (deux blessés seulement, fort heureusement). Les capos, appuyés par une grande partie du Kop, réclament depuis de nombreuses semaines, et de façon tout à fait légitime, que la tribune soit aménagée en configuration « debout ». Vendredi, on aurait pu assister à un accident dont le bilan aurait pu être bien plus lourd.

En fin de rencontre, N’Diaye manquera par deux fois l’occasion d’aggraver le score. Comme pour son copain de vestiaire sénégalais, il va peut-être nous falloir attendre dix-huit « entrées en jeu » pour le voir planter un pion. Mais bon, on ne va pas en demander trop tout de suite… enfin si, peut-être une victoire chez les « glaciers fondus » vendredi prochain ?

On la remet pour l'occasion
On la remet pour l’occasion

Ecrit par Louis de Finesse (@Louis2Finesse)

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