J3 – Nîmes / Lens

C’est depuis mes vacances que ces bons vieux gredins de Tonton Friedrich, L2F et Sacha, la recrue du mercato, me contraignent à écrire sur un match de L2. En plein milieu d’une sublime manche de Finn qui me tient en haleine, mon rosé habilement posé sur un coin de table, à côté du tube de crème solaire indice 50, tous deux gages de sécurité pour un nordiste en vacances au soleil.
Bande d’esclavagistes.


Contraint, car depuis que je suis parti, BM publie plus d’articles que depuis le début de l’année. C’est donc sous la menace de notre compétente recrue, qui enchaîne les interviews comme j’enchaîne les bouteilles de rosé, que votre si peu présent serviteur se sent obligé de ressortir le PC, sous peine de passer pour un branleur. Glandeur et décadence.

Et tout ça pourquoi? pour qui? Un Nîmes – Lens? Alors qu’il y a une dernière épreuve d’Omnium aux JO? Bande d’ordures.

Alors voilà : Nîmes – Lens, les crocodiles contre les musaraignes (car oui, on a un peu baissé dans la hiérarchie du bestiaire footballistique, passant en 10 ans du loup artésien au blaireau, puis à la chèvre avant de passer tout proches en juin de devenir les cloportes. Donc là, on fait peur à personne, on connaît pas un joueur de l’effectif, on a Casanova comme coach : musaraigne, c’est bien. Ceci dit c’est sympa une musaraigne. Ça met l’ambiance et tout, c’est festif. T’avais qu’à voir le parcage d’hier animer les Costières pour t’en persuader.)

Après il faut relativiser. La férocité des crocodiles nîmois est tout de même à nuancer. Si les mecs se sont sauvés l’an dernier, ils n’ont toujours pas claqué un but cette saison et l’effectif ressemble plus à un club de D2 belge qu’à un effectif pro. Du coup, il n’est pas exclu que les lensois ne reviennent pas bredouilles du Gard. ET QUE LA MUSARAIGNE MARAVE SA MÈRE AU CROCODILE DE MES COUILLES.

Mais avant ça, un petit rosé quand même. Et aussi 90 ou 91 tours de cette passionnante course d’Omnium où un Français va tout faire pour perdre, « mais avec les honneurs ».

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A l’entrainement, les Lensois se sont entraînés sur des vers de terre. C’est bon pour la confiance. Habile.

Première chose : regarder la feuille de match.
Deuxième chose : reprendre un rosé, car entre les Koukous, les Lala, les Zoubirs, tu t’attends plus à un épisode du manège enchanté ou de Peppa Pig qu’à un match de foot. C’est simple, on dirait les noms des Français en athlétisme aux JO.
Troisième chose, plus surprenante : apprécier.

Car oui, ce match était ma foi bien plaisant. Casanova, ce forcément bel homme, a vite rangé dans un tiroir son idée moisie de défense à 3 avec Ba en latéral pour ressortir un 4-4-2 scolaire moins brinquebalant.

Un premier quart d’heure à s’échauffer, un second pour montrer qui s’est le patron, et un dernier pour gérer. C’est simple : je n’ai pas reconnu mes Sang et Or.

Faut dire que notre milieu, particulièrement joueur, a mis au supplice la défense nîmoise.  Bostock, qui a définitivement envoyé en CFA le Ben Arfa de Copenhague, le fameux Patrick Olsen, apporte à chaque prise de balle et nous a permis de sortir de la Autret-dépendance de l’an passé. Surtout, on a la chance de trouver en l’improbable Kevin Fortuné, un buteur en pleine réussite. Le mec a déjà claqué en 4 matches plus que Démé N’Diaye en 3 ans. Et celui inscrit à la 16e ne laisse aucun doute quant à la confiance avec laquelle il joue en ce moment. « Lancé en profondeur » par un bon vieux cassoulet à base de « monteeeeeeeeeeeez », il gagne son duel face à Angoula, le mec le moins rapide au sud de la Loire, et se présente face au portier nîmois. Feinte de tir, Angoula et le gardien taclent le vent, plat du pied dans le but vide : propre.

La fin de mi-temps, entachée par les inévitables passes moisies made in Ligue 2, laisse néanmoins présager une issue favorable pour nos S&O, dont j’apprends qu’ils jouent en fait en noir. Ce qui explique tous ces arbitres sur le terrain. Le rosé cogne, donc.

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Un attaquant lensois fait donc une feinte de frappe derrière le talon, met 2 mecs dans le vent et marque froidement dans le but vide. Tain, le rosé cogne fort.

Avant la reprise, petit retour sur l’Omnium où on attaque les « 92 derniers tours ». L’occasion de voir au ralenti Mark Cavendish, un Anglais, donc un sale con, envoyer au sol 3 mecs sans même se retourner. Les mecs prennent 3 tours dans la gueule, mais restent en course car en Omnium, tu peux prendre 3 tours dans les chicots et quand même gagner. Peut-être un sport pour Jimmy Vicault ou Pierrick Valdivia, qui sait?

Cette chute étant le seul truc intéressant de la course, retour aux Costières et confirmation : on m’a changé mon Racing. Car au lieu d’attendre bêtement que Nîmes égalise, on se procure d’emblée une occas’ par Fortuné (qu’au passage on a eu le mérite de prendre sous notre aile fraternelle, nous. Astucieux routage vers un autre article du site, sur Fortuné justement. Les Noirs insistent et Bostock trouve la faille, bien servi par Zoubir. 0-2 pour Lens. L’heure de reprendre un rosé bien mérité.

Logiquement, le Racing laisse un peu la balle aux Nîmois qui sont d’ailleurs bien emmerdés pour en faire quoi que ce soit d’intéressant. Ainsi Douchez se fait tellement chier qu’il se permet de rater quelques prises de balles alors que Fortuné a une balle de 3-0 mais préfère ne pas trop en faire. Il connaît la propension lensoise à s’enflammer et préfère s’éviter le lourd héritage qu’implique de devenir l’auteur du « meilleur début de saison pour un buteur lensois depuis Daniel Cousin » qui aurait alimenté Twitter toute la nuit.

Rien à signaler donc, à part Valls, côté Croco, qui met un peu Douchez à contribution. En même temps un mec qui s’appelle Valls et joue à gauche, ça sent un peu l’arnaque. Passons.

Côté Racing, Teddy Chevalier, le guedin du Denaisis, Bellegarde et Gérard ont fait leur entrée pour supporter le dernier baroud d’honneur des Nîmois. Ça pousse de manière désordonnée et c’est même Lens qui a 2 fois l’occasion de tuer le match, par Zoubir puis Chevalier. On finit sur une inattendue frappe d’un rouge sur la barre à la 90e. Frappe qui, à l’accoutumée, aurait finie pleine lulu et nous aurait permis de nous faire rejoindre dans les arrêts de jeu. Mais là non, même pas.

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Des musaraignes bien parties pour passer au level supérieur avant la 10e journée.

Lens l’emporte aisément et remonte dans le peloton de tête avant de recevoir Amiens. Comme c’est typiquement le match qui nous laisse des regrets depuis des années et qui finit sur un 1-1 dégueulasse, cette réception permettra de valider cette impression : Je pars 15 jours en vacances et on me change mon Racing.
Bande de salauds quand même.

Sinon, car je sais que ça vous a tous littéralement passionné : le Français a perdu, avec les honneurs, en Omnium et Cavendish pris une médaille. Putains d’Anglais…

Mis en bouteille par @R_Direktor.

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