Casanova, ou l’art de faire l’Amour

Dimanche, mal au crâne. Sorti hier. Ouais, j’ai encore mal au crâne. Trop de sulfites dans ce champagne de merde. Ouais j’ai salement mal au crâne. Encore perché, on se dit que le match d’hier, bah c’était pas mal. Du coup, on écrit de nouveau, et on pense aux rémois, qui ont certainement mal ailleurs.


Ce debrief revêt une dimension particulière. Une sorte d’exercice introspectif nécessaire car pendant la crise sportive qu’a traversée le club au début de l’année 2017, un homme a cristallisé les critiques, entendant même son nom associé à un peu flatteur souhait de démission. Ouais, ouais, BM n’avait pas manqué de déverser ses trolls, à ce moment flippé de voir le groupe lâcher celui qui semblait ne pas avoir les épaules pour relever le défi qui nous fait tous bander depuis des années ; retrouver la Ligue 1 DU-RA-BLE-MENT. Mea Culpa.

Casanova Alain s’est bien remis en question ces dernières semaines, voire mois. Il a visiblement changé, abandonnant dans un premier temps son 3-5-2 pour un 4-4-2 plus pragmatique. Son coaching a évolué, le onze a bougé, certains joueurs qui pensaient être intouchables, ont été remis en cause. Les arrivées de Superbibou et Kermit ont apporté de la profondeur sur le banc. Et c’est souvent dans les fins de match que l’on fait la diff. Ouais, y’a pas de hasard.

Et puis t’as l’impression que Coach Casa a su fédéré autour de lui. Les jeunes du Racing semblent se battre pour lui également, en témoignent les nombreuses célébrations ces dernières semaines, et l’incroyable scène au coup de sifflet du match face au Red Star. Une sorte de Sugar Daddy qui protège et fait grandir ses petites. On est bien conscients que la routourne routourne effectivement très vite dans ce joli petit milieu. Cette fédération des joueurs unis du RC Lens pourrait de nouveau vriller pour des raisons aussi diverses qu’elles sont aujourd’hui inconnues. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, bah Casa, il nous fait doucettement l’amour.

Alors oui Coach Casa, on t’a visé. Tout comme on a visé, fort justement, deux de tes joueurs, après qu’ils aient déconné en demandant au public de « fermer vos gueules » après une victoire qui sera peut-être en fait le tournant de la saison. Cette remontée (allez vous faire foutre avec la traduction espagnole) contre Clermont a été effacée des mémoires car elle fut suivie d’une piteuse défaite à Orléans (putain, on en traverse des épreuves pour toi Racing). Mais tu vois, à la fin de ce match, un homme prit ses couilles et vint à la rencontre des supporters, après avoir été chahuté verbalement pour une histoire de touitte évitable (ouais encore une fois, les joueurs, soignez votre comm’).  Une explication qui fut suivie de faits. Habibou, que l’on a aussi bien trollé lors de son arrivée, a également montré qu’il avait sa place chez nous. Bon, je préfère quand même penser à Coach Casa qui nous fait l’amour, vous comprendrez facilement pourquoi.

Bref on s’éloigne. Mais l’idée, c’est que ces dernières semaines, le Racing est bel et bien ce rouleau-compresseur-aplanisseur qui ne laisse plus rien en route. La victoire contre Valenciennes était minimaliste, mais diablement importante. Depuis, on flirte chaque semaine avec les étoiles, grâce à cette foutue drogue qui se révèle en fait bien plus puissante que n’importe quelle synthèse chimique. On perd la raison, la twittosphère lensoise est en hélicobitage stationnaire depuis hier après-midi. Deux victoires aussi méritées qu’elles ont presque été réduites à inattendues, tant la réussite a tardé à revenir frapper à notre porte. Des pics de joie que l’on avait plus ressentis depuis des années. Des voix cassées, autant que de culs adverses. Et ouais, ça te réveille quelque chose d’endormi. Comme l’envie d’écrire un billet d’humeur sur BM un lendemain de cuite. Un séisme proche d’une poche magmatique silicosée, ça te provoque des éruptions aussi explosives que dangereuses. Ce club, c’est une barrique de poudre, comme le disait l’autre y’a quelques temps. Les matchs du Red Star et de Sochaux, dans leur intense successivité, feront partie à coup sûr des classiques modernes de l’Histoire du RC Lens.

Le RC Lens, Saison Printemps 2017

Et puis tu as le match d’hier. Un truc presque parfait. Un concentré de tout ce qui a été décrit plus haut. Inégal, débuté prudemment, ce sommet nous a transporté dans un état presque orgasmique, une orgie multi-dimensionnelle, délivrant une prestation sublime sur et en dehors du terrain, à l’extérieur, dans un match couperet face à un adversaire direct pour l’obtention du Graal dont personne n’osait sérieusement parler il y a encore quelques semaines. Putain, reprend ton souffle… Lens a tout mis hier, du volume, de l’intensité, du courage, du sérieux, et du génie. Zoubir a aspiré l’âme de Weber, le capitaine adverse. Tout un symbole. Tu ne verras jamais les rémois se relever de cette action de génie. Le geste est parfait. Le petit touché de balle qui précède le dribble qui permet à Zoubir d’enrhumer son adversaire en sortie d’hiver, c’est de l’Art. Abdellah a compris que c’est en mettant ses adversaires sous silence qu’il fera taire les critiques, et embrasera la passion autour de son style de jeu qui n’attend que la folie pour véritablement se sublimer.

69ème visionnage de la journée.

Qu’ils restent concentrés, car se profile un autre sommet le 1er avril. Arf, le potentiel troll va encore atteindre des niveaux de lourdeur himalayesques. Ce match qui drainera une attente « quasi-européenne ». La dernière fois qu’on a reçu Brest dans un match d’importance, notre buteur n’avait laissé comme trace qu’une tâche jaunâtre malodorante sur le point de pénalty. Le match avait mal terminé, mais on n’a plus envie de penser au passé. Ce qui compte, c’est de tirer un nouveau coup de semonce, et d’assommer un nouveau rival. D’assumer ce costume de favori, qu’on a mis du temps à enfiler, bien qu’on apprécie vivre nus dans notre communauté.

Et puis, il s’agirait de ne pas gâcher le retour de @guytruite à Bollaërt.

Le bref :

  • Bruit de couloir : Alain Casanova aurait abandonné la périodisation tactique au dépend d’un travail d’hypnose ; chaque adversaire est présenté avec un maillot du FC Metz. Ou de Valenciennes
  • Lens est le plus grand club au nord de Paris.
  • Zoubir a fait l’Amour à Weber à la 69ème. Y’a pas de logique.

  • Scara a joué environ 6 minutes
  • Le Racing gagne ses matchs importants
  • 2,000 supporters lensois à Reims selon Beinsport, 4,000 selon certaines sources proches des ultras, 18,000 si on ne se fie qu’aux décibels.
  • Come on Racing, let’s go ! Oh Racing we love you.
  • Pour un FDP lâché, Habibou a du être exfiltré de Delaune. Etat d’urgence.
  • Or, chaque match est important
  • Dusan, Abdallah, Superbibou, Bourigeaud, chaque journée a son héros
  • Rio Mavuba est (extrêmement) fragile
  • Y’a quelques années on jouait avec El Jadeyaoui. En Ligue 1.
  • Par conséquent, le Racing gagne tous ses matchs

Écrit par @Louis2Finesse, en plein séminaire.

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One Comment

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  1. Très bon, du magnifique Bollaert Mecanique

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