J1 – Auxerre, notre Nativité à nous

Ce lundi 31 juillet sifflera la fin des vacances pour le Racing, mais également pour BM. Les branlos ont repris des forces, autant que nous. Espérons-le, car l’ensemble de la rédaction est remontée comme les trois clubs de Ligue 2 qui ont finis devant nous la saison passée. Motivation Champion’s League dans les rangs de BM, pour une saison qui s’annonce très très chaleur (prépare ton frigo ici). Première étape de la saga 2017/2018, Auxerre. Cette ville, c’est un peu notre terre promise. La Tour de l’Horloge, monument central du vieil Auxerre, nous apparait aujourd’hui comme symbolique. Un message subtil que nous envoie le destin, à l’aube de cette nouvelle saison en Ligue 2. Lens, cette femme de 35 ans toujours célibataire sans enfant, et qui se rend compte du temps qui passe…


A la question : « et quel est votre rapport avec les autochtones ? », je réponds souvent la suivante « différents mais si semblables ». Nous des orques, eux des hobbits. En quelques sortes. Pourtant, qui a déjà passé une soirée à Auxerre (oui, oui, check mon frère, dans un bar du centre ville à mater l’avant-dernier multiplex de la saison dernière, Lens vs. le Gaz’) peut dire à quel point l’omniprésence de l’alcool se ressent sur la population locale, là bas aussi. Les Auxerrois, ce sont nos cousins qui ont un peu mieux réussis. Les mêmes bouseux qui ont été baignés dans un breuvage un poil plus noble que le nôtre depuis leur plus tendre enfance. Leurs femmes ont les mêmes problèmes de cellulite cervico-faciale, et ça ne les empêche pas de se reproduire non plus, visiblement. Oui, on trouve toujours des supporters de l’AJA de moins de douze ans, alors que t’es à moins de deux heures de bagnole du « ex-futur-ex-futur putain on ne sait plus » club de Neymar. Et ça mon pote, ça force le respect.

Les déplacements en terres bourguignonnes ne nous ont jamais vraiment trop réussis en L1, et sont étrangement devenus un petit capital de points assuré ces dernières saisons. On reste sur trois victoires (dont celle-ci) et un nul la saison dernière, ce nul qu’on aurait du – sa mère lipopette – convertir en victoire. Ambiance « Ligue 1 fading away » dans mon cervelet. Mais restons positifs (car de toute façon on n’a plus que çà), et rappelons-nous que Auxerre, ça restera toujours notre Nativité à nous. L’Abbé-Deschamps, c’est toujours le Lieu où jadis, il y eut cette ouverture chirurgicale de Déhu pour Lachor, et Lachor, c’est LA raison pour laquelle @LaPoch a été victime d’un prolapsus génital avant même les premiers signes de sa puberté ; notez qu’elle est toujours considérée comme un cas d’école par une grande partie du corps enseignant de la recherche universitaire française. Et que les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement Philippe ont été vécues comme un véritable traumatisme par la profession. On s’égare.

Lundi soir, c’est une grande partie de la population chômeuse de France qui s’apprête à aller chasser sur les terres d’Emile Louis, avec pour objectif de se taper cette Association de la Jeunesse Auxerroise. Et comme un symbole, c’est Francis Gillot qui se dresse sur notre route. Notre grisonnant bellâtre tentera de contenir la furia Sang et Or. Hashtag optimisme. Francis, dont la simple évocation d’un possible retour sur les bancs de la Gaillette à l’intersaison a fait « zizi dur » une grande partie de la population lensoise. Miséricordieuse chimère, tu restes encore aujourd’hui notre dernier contact avec le football, et il commence à dater. Hashtag nostalgie. Francis, on pense à toi comme un célibataire repenserait à une ex généreuse un soir d’hiver. Ton jeu empli de générosité, d’audace, de verve et de créativité. T’as même parfois carrément versé dans le pornographique, comme ce soir d’août 2005, face à cette même AJA (7-0). Cette soirée où Lens infligeait une correction au goût aussi salé que la croûte d’un vieux gorgonzola (placé). Mais à en vouloir toujours plus, on a fini par te dégouter Francis, puis te perdre. Puis tout perdre.

Merci à l’ami @XaviMcBeal pour cette sublime illustration.

Lens, c’est cette chaudière passionnée qui s’époumone tous les quinze jours à coup de pelletés de charbon de bois. L’AJ Auxerre, c’est la définition même de l’artisanat de France. C’est ce club formateur qui a néanmoins fini par rétrécir au lavage, une MILF de province qui, à force de voir des kilomètres, a pris un sacré coup de vieux. Hashtag Pornhub. L’Abbé-Deschamps, situé en plein centre-bourg, ressemble à cette jolie chapelle vétuste et rongée par le lichen que tu as envie de visiter quand tu passes devant. Intrigué tu y entres en poussant la porte avec mesure, flippé de ce que tu pourrais y découvrir ; un prêtre en soutane jurant des conneries à moitié saoul, coiffé de son bonnet bleu et qui serait en train se laver le petit Jésus à coup de jets de Cristalline. A peine perceptible, il soutiendrait mordicus que « la glacière de Bielsa, c’est des conneries de paquitos ». Ce prêtre, qu’il aille se faire encurer. Et plutôt deux fois qu’une. Car oui, Guy, c’est cet épisode fâcheux, qu’on sera obligé de ressasser tant que que le club continuera à jouer au yoyo avec nos émotions.

Une saison remake de Dunkirk ?

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Le Racing, sûr de son fait, avait ainsi misé « all in » sur la montée en Ligain. Visionnaire. Le manque d’anticipation vis-à-vis de certaines complications d’ordre sportives a eu pour conséquence entre autre ce mercato « Harlem Globe Trotter ». Du grec, de l’espagnol, du brésilien d’Estoril, et même un rebeu de Saint-Pol-sur-Mer ! BM se frotte les mains. En parallèle, le club a tout de même eu la bonne idée de nommer un nouveau DG, qui a eu pour bonne idée de se passer des services de quelques abrutis. Et ça, ça fait plaisir. Ce qui le ferait encore plus, c’est que le Racing se mette à casser des gueules dès lundi 31 juillet, et jusqu’à la 97ème minute de la dernière journée. C’est un peu une question de vie ou de mort.

On exagère ? A peine. La route pour la Ligue 1 semble être chaque saison de plus en plus ardue. Si le niveau de la seconde division française s’homogénéise globalement, les conditions d’accès à l’Elite sont rendues de plus en plus complexes. Après les barrages, la Ligue nous offre les playoff. Pour Lens, cette saison ressemblera à un remake de Dunkirk. Le rembarquement pour la Ligue 1 est une question de survie, et il faudra se sortir a minima les couilles, (a maxima des chèques en blanc pour la demi-quinzaine d’arbitre qui va nous officier cette saison*), pour rejoindre la terre promise. Sauf que là, personne ne viendra nous chercher, sauf si Gervais ne le décide. Hashtag Luzenac. Hashtag Sochaux. Dès lors, la tergiversation du début de saison dernière ne peut être lue, entendue, tolérée, in fine acceptée. Coach Casa a la pression du résultat dès le coup d’envoi de la saison. Au placard le boulier, terminées les déclarations vaseuses sur les supposés matchs non-décisifs, verticalise nous ce putain de jeu et fais bosser tes gars dans la zone décisive.

On sent la pression monter, hein. On terminera en se rappelant que les tribunaux Icaunais (ndlr : ce qui se rapporte à l’Yonne, 89 Zoo) sont FELA approved. Çà tombe plutôt bien car nous serons plus de mille lensois à nous rendre à Auxerre lundi soir, pour donner le coup d’envoi d’une saison qu’on se souhaite aussi belle que ta mère. Hashtag BM est de retour.

Écrit par @Louis2Finesse

*ceci n’est pas une blague.

 

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