J-3 : Contrôle Lorientais

Moins de 3 jours après D-Day, les tombeurs de Paris se rendent chez l’autre champion en titre, celui de L2 : Lorient. Si en général la Bretagne nous réussit très peu, on touche ici à l’un de nos cauchemars récurrents : Lorient c’est LA bête noire.
Pour ceux qui ont le temps de se faire mal, je vous invite à déterrer des Internets le replay du Lorient-Lens de 2007-08, vous comprendrez. Pour les autres, c’est simple, quand on gratte un nul, c’est une petite victoire sur la vie.

Lorient, c’est Lens avec les couleurs de BM, l’odeur de poisson en plus.

Faut dire que Lorient, qui n’est d’ailleurs pas du côté oriental de la France, c’est un peu l’arnaque faite club. Limite on dirait nous. La ville est minuscule, personne ne sait la placer sur une carte, leur aéroport enregistre la bagatelle d’un vol par jour, ça joue avec des couleurs criardes et leur surnom est un nom de poiscaille. Lorient, c’est Lens sur un tas de moules à la Braderie de Lille.

Oui mais à force de vouloir faire les malins avec nous, il semble que la routourne du karma soit en train de (rou)tourner. A faire les forceurs pour signer à prix d’or un Grbic sur lequel Haise n’aurait pas craché cet été, les Merlus se retrouvent face à la possibilité de voir Monsieur 11 patates se faire dévorer par Mister gratis : Badé.

Ça commence pourtant très mal pour le Racing. 15 minutes de pression artésienne, 2-3 escarmouches bien senties qui finissent… par un pion de Grbic sur son premier ballon. L’histoire semble cousue de fil blanc : on va perdre un match sans que l’adversaire n’ait rien fait. Comme d’hab’.

Pour les lorientais, Toulouse est The Place to be. C’est con on a déjà pris tous leurs joueurs.

Oui mais en fait… non. Car on joue la 14e minute, et c’est la dernière fois qu’on verra l’Autrichien dans le match. Si la mine goguenarde de Cahuzac laisse augurer une réaction des Sang et Or, on ne tombe pas dans l’énervement, on se désunit pas, on garde le plan initial et on continue à taper là où ça fait mal : dans le dos des 2 tractopelles de la défense centrale orange, via Clauss et Kakuta. Mais surtout, on ne refuse pas le jeu. Et ça… ça fait plaisir.

Car si contre Paname, on n’avait pas touché la balle, balançant régulièrement des gros cassoulets à ce brave Gaël à base de « démerde-toi », on prend cette fois clairement le jeu en main et on joue sur nos points forts, entrevus à Nice. Comme par exemple faire jouer Jean dans les intervalles. Et dès qu’on enchaîne 4 passes en une touche, les Bretons sont perdus tel un goéland bourré dans le Golfe du Morbihan un soir de tempête. Illustration à la 30e : Jean est touché dans les 16m, Laporte (aucun lien), parti aux coquillages, arrive avec la finesse d’un char Patton et dézingue le mètre vingt de l’ancien toulousain. Kakuta ne niaise pas et transforme le pénalty. On est revenu.

« (Médina), il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles… « 

Arnaud « Folace » Pouille.
Artois, 2020.

A peine le temps de prendre un sodastream pour fêter ça (la victoire vs Paris a laissé des traces, je picole healthy) Kakuta botte un coup-franc excentré dans la surface, Sotoca dévie, Médina contrôle dos au but et claque une bicyclette dans la lucarne.

Si jamais je n’aurais cru pouvoir écrire cette phrase en parlant du Racing, la vérité est limpide. Biblique même : En 3 minutes, on a repris le fil du match, et Lorient peut regarder ses pieds : ils ne verront plus le jour. Mon sodastream non plus.

A partir de là, je crois que bon…

Pélissier a beau sortir ses translucides à la MT, c’est Francky qui donne le masterclass. En faisant entrer Le Grand Gana puis Michelin histoire de ne laisser aucune chances aux Merlus dans les duels. Et comme face à Paris, le Camerounais ne fait pas dans la tergiversation et va ganaïser le Moustoir en 5 minutes. Un amour de balle en profondeur de Sotoca, une prise de balle parfaite, un crochet, un café, l’addition. C’est tellement propre que c’en est indécent.

Le match est plié et on ne fait même pas semblant de penser que Lorient peut revenir. Perez et Mauricio ont même droit à un peu de temps de jeu, sans que ça ne change le fil du match. Le brave Tony a même failli en claquer un sur un coup de chance, tandis que Ganago finissait d’éparpiller Morel et Lemoine façon puzzle.

Mais est-ce que c’est vraiment Lens?

Bien évidemment, on est Lens, quand c’est trop facile, c’est tout de suite moins marrant. Alors on finira sur un petit coup de stress quand Badé se fera piéger par Wissa dans la surface. Si le péno transformé ne nous privera pas de la victoire, on perd Badé pour le prochain match sur cette affaire.

Mais faut pas se mentir, une semaine après Paris, j’ai adoré.

@R_Direktor

One Comment

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  1. Moi je ne place encore moins Lens sur une carte car Lorient est une plus grande ville Et quand vous ne connaissez pas l’histoire du nom de la ville on se tait

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