Adrien, vainqueur du MugGame : « Mes proches sont fiers ! »

Premier vainqueur du premier challenge Mug BM, Adrien est un jeune homme comblé. Enfin rien ne nous indique qu’il s’agit véritablement d’un homme. Nous nous contenterons d’hypothèses. On commence à prendre goût aux interviews second-degré. En fait, elles nous évitent de trop nous triturer les méninges pour vous sortir des débriefs vaseux sur des matchs que l’on ne regarde même pas (faux). On va revenir, promis. Avec un nouveau challenge, promis aussi. Mais avant de démarrer un nouveau chapitre, il fallait clôturer le précédent. Tout d’abord, un immense merci à toutes nos lectrices et tous nos lecteurs. Merci à tous les participants de ce premier MugGame, même ceux qui n’auront glanés qu’un point gracieusement offert par le comité. Merci à vous de votre fidélité depuis toutes ces années. Merci d’exagérer l’importance que prend le Mug BM dans vos vies. Merci d’être avec nous, dans ce délire qui est parti de rien, et qui fait qu’aujourd’hui, ce petit récipient monaut est devenue légende.

Salut Adrien, dis-nous tout sur toi !

Je m’appelle Adrien et je suis né à Lens il y a bientôt 25 ans. Pour entrer dans le vif du sujet, mon premier contact avec le Racing, c’est le 10 mai 1998 quand mon père m’emmène boulevard Basly… Il se dit qu’il s’y célébrait quelque chose. Évidemment, je n’en ai aucun souvenir si ce n’est la certitude que l’endoctrinement paternel a débuté très tôt. Puis sont venus les premiers matchs, le premier abonnement (pour une sinistre descente en L2…), les matchs pourris du lundi soir dans le froid, jusqu’aux jours meilleurs qui — non sans mal – sont revenus.

Si tu devais décrire BM à des inconnus, tu leur dirais quoi ?

Décrire BM à des inconnus, c’était plus facile en L2, BM c’était alors un groupe d’individus ayant pris le pari d’aimer le football et le Racing et qui mettait des mots sur notre frustration commune alors qu’on errait dans l’antichambre du foot français. Mais je pense que personne n’avait prédit qu’aimer le football et aimer le Racing redeviendraient aussi vite après notre retour en ligue des talents la même chose. 

Je dirais donc que Bollaert Mécanique c’est un peu comme l’Équipe : les deux sont des médias, les deux parlent de football avec un focus sur un club précis pour l’essentiel de leur actualité, les deux ont un correspondant en Espagne… La première différence, c’est le ton, avec une plume moins conventionnelle, un humour parfois piquant. La seconde c’est que chez BM, ils suivent les matchs. La troisième c’est que je ne suis pas bloqué sur Twitter par leur correspondant en Espagne.

Le premier vainqueur du MugGame est un fan de castors (PP Twitter d’@AdriHzx)

Tu es donc le premier vainqueur du MugGame. Tu rejoins donc un cercle de possesseurs très réduits. Nando de Colo, Franck Haise, Greg Lallemand, LaPoch (qui l’a déjà cassé). Ça te fait des guilis dans le ventre ? 

Grosse émotion, évidemment. Ajouter son nom à une liste pareille, composée exclusivement de ce qui se fait de mieux, ça ne peut pas laisser indifférent. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai tout de suite prévenu ma famille pour leur dire que ça y est, j’avais accompli quelque chose, mon nom figurait à côté de celui d’un mec qui a tout gagné dans sa carrière… Vraiment, quel honneur d’avoir son nom à côté de celui de Greg Lallemand, empereur des quiz sur Culture Sang et Or et des chemises jaune moutarde. Je crois que mes proches sont fiers.

C’est quoi le mot le plus complexe que tu as deviné dans un debrief BM ? Le titre qui t’a le plus fait kiffer ? 

Je pense que c’est cerquemanage, dans l’article sur ce diable de Wesley. Bon il parait assez suspect et on se doute qu’il est dans la liste en lisant l’article, mais quand même… Bien joli mot. Mais le plus difficile à trouver, c’était « saumon », dans le débrief post-Monaco. On aurait pu faire une liste de 40 mots et on n’aurait quand même pas atteint la moyenne sur cet article. @TontonFriedrich est une brute (ndlr : on confirme).

Concernant les débriefs, « Promenons-nous dans l’Aubois » cette saison était à la fois fin et parfaitement adapté au scénario. Très belle trouvaille. Mais je n’ai pas oublié le débrief qui a suivi notre incroyable série qui nous avait apporté un total colossal de zéro point sur vingt-et-un possibles… « Washing Club de Lens ». Quelle époque.

Tu préfères le BM loser de L2 ou le BM mode cador de L1 ? 

Le BM mode cador de L1, simplement parce qu’il me confirme à chaque débrief qu’on est bel et bien en L1. Ma tension artérielle ne monte plus dangereusement à chaque publication qui suivait des matchs qu’on aurait préféré oublier, mais dans lesquels on se replongeait sans cesse. Quitter la spirale autodestructrice dans laquelle nous étions coincés fait du bien.

Tweet du « bon vieux temps »

Et sinon, tu vas boire quoi dans ton Mug BM ? 

Je vais me limiter au café chaque matin, en me disant qu’en ce moment même, ailleurs en Artois, un illustre personnage fait la même chose tout en préparant sa mise en place tactique, plaçant ses pions pour mettre un pion à l’adversaire du week-end à l’aube du temps additionnel. Bon si on refait dix piges de Ligue 2 en revanche, je ne peux pas garantir ce qui sera bu avec ce mug.

T’as gagné, c’est bien. On lapine, on lapine*, du coup tu as gagné le droit de nous écrire le débrief de la victoire à Saint-Etienne qu’on a eu la flemme de faire.

Vingt-et-unième journée de Ligue 1, le Racing se déplace dans le Forez pour la centième confrontation entre Verts et Sang et or. Avec cinq internationaux partis à la CAN et quatre absents majeurs, Saint-Étienne, bon dernier du classement avec 12 points, reçoit nos Artésiens avec une équipe largement remaniée. Tonton Franck reconduit un système habituel pour le Racing, un 3-4-3 dans lequel Monsieur Wesley Saïd fait son grand retour en tant que titulaire. Oui, tu vois où je veux en venir. Tous les feux sont au vert, on risque donc la sortie de route.

Dès le début de cette rencontre, les deux équipes pressent et poussent l’adversaire à l’erreur, Wesley est remuant, Kakuta et Fofana cherchent leurs compagnons de jeu dans la profondeur, mais Lens est au niveau de son adversaire du jour : approximatif. Le ballon va alors d’un camp à l’autre et la première occasion franche est finalement stéphanoise, Thioub glisse le ballon à Maçon qui fait danser le tango à Medina d’un petit pont bien senti avant de tenter sa chance aux six mètres. Leca sort et s’interpose, la parité est préservée. 

Les Stéphanois ont le pied sur le ballon et arrivent à créer le surnombre dans la moitié de terrain lensoise. Le quart d’heure de jeu arrive, le Racing ronronne pendant que je bougonne. Les maladresses s’enchaînent, les pistons semblent épuisés, les centres ne donnent rien et sont captés avec une facilité déconcertante par le Benjamin Button du foot français. Le Racing n’est définitivement pas dans un grand match, mais Lens donne malgré tout l’impression d’être en train de prendre doucement l’ascendant, à l’image de cette frappe puissante de Wesley qui, malgré l’angle fermé, oblige Bernardoni à la parade. Saint-Étienne essaie, toujours avec maladresse, mais avec beaucoup d’envie, et répond immédiatement au Racing. Le meilleur Gianluigi de Ligue 1 imite Bernardoni et préserve le score sur une belle frappe de Camara. Mais la fatigue des pistons se fait ressentir un peu plus et Clauss décide de s’essayer à la micro sieste dans le rond central. En une action, les Verts font toute la démonstration de ce qu’il a manqué au Racing sur cette mi-temps : la récupération haute est jouée vite et bien, Thioub décale immédiatement Aouchiche qui expédie le ballon au second poteau. Boudebouz a parfaitement suivi, reprend le ballon du droit. Leca — pourtant irréprochable jusque-là — touche la balle, mais trop mollement. Le ballon franchit la ligne, 1 – 0 pour les locaux, les Artésiens sont verts.

Saint-Étienne semble ne pas en avoir assez et continue de piquer une équipe dont l’apathie n’a d’égale que celle de Jean-Michel Blanquer. La mi-temps arrive, c’est l’heure du café, je pense au fait que je n’ai toujours pas de mug BM et qu’en plus on est menés. Soupir. Les deux équipes reprennent place sur la pelouse après ces quinze minutes de pause que franchement, on avait méritées. Trois minutes de jeu, Bakayoko s’écroule après un contact léger avec Kakuta. Il se plaint de crampes et gagne un peu de temps. Oui oui.

Nos Racingmen sont mieux. Plus concernés, plus concentrés, ils se font plus pressants. La réussite n’est pas encore là, mais les contres stéphanois sont plutôt bien gérés par l’arrière-garde artésienne, les offensives se poursuivent, Kakuta cherche les déséquilibres, Fofana multiplie les appels entre les lignes, le Douc tente régulièrement de renverser le jeu. L’heure de jeu arrive, les tentatives rouges et jaunes ne permettent pas au Racing de prendre le dessus, malgré quelques très belles situations, à l’image de cette frappe enroulée par Kalimuendo à l’heure de jeu, qui vient lécher le poteau de Bernardoni. L’heure de jeu est également marquée par une obstruction assez nette de Letexier sur Frankowski. L’arbitre n’écope pas de carton jaune et le jeu se poursuit. Le Très Saint-Père se lève de son banc et donne ses dernières consignes. Il rappelle alors à lui Wesley et Przemysław pour envoyer combattre en son nom Flosotoca et Cocojean. Je jette un œil sur Twitter, quelques avis désastreux lus du coin de l’œil, je referme Twitter. Le Racing pousse, Sotoca connait sa première belle occasion et tente de glisser le ballon du bout du pied droit alors qu’il perd l’équilibre. C’est bien capté par Bernardoni. Lens a retrouvé son jeu, mais n’y arrive pas. Et Lens reste Lens… Donc Lens s’oublie. Silva lance la contre-attaque, glisse le ballon sur sa gauche pour Boudebouz. Le centre enroulé arrive au second poteau. Le léger rebond du ballon semble perturber Gourna qui envoie le ballon en tribunes. Le manque d’oxygène se fait ressentir, Sa Sainteté nous gratifie alors de deux changements pour que nous puissions reprendre nos esprits. Danso cède sa place à Berg pendant que David PDC prend celle de Kakuta. Le jeu reprend, Lens obtient un corner. Clauss s’en charge, cette fois c’est tiré au premier poteau et non pas dans les gants de Bernardoni. L’homme providentiel s’appelle alors Flosotoca, le geste est juste, le ballon est subrepticement effleuré. Le ballon touche la barre et franchit la ligne, Clauss prend la tête du classement des passeurs. Les choix du saint homme paient. J’entame mon 17ème « Je vous salue Francky ».

Le but nous fait retrouver le vrai Racing, celui des crève-la-faim, celui des enragés, celui qui ne cherche qu’à gagner. Le jeu se désorganise des deux côtés, Saint-Étienne tente sur ses quelques occasions de mettre Lens à mal, mais le bloc lensois tient bon. Kalimuendo cède sa place à Baldé. On croit tenir le but inespéré sur cette action menée par Sotoca, qui glisse le ballon depuis la droite de la surface vers le point de pénalty. Seko surgit tout en puissance pour le reprendre. Le ballon flirte avec le poteau gauche de Bernardoni. Avec six minutes de temps additionnel à jouer, rien n’est fait.

94ème minute, les Stéphanois perdent le ballon dans le camp lensois. Doucouré transmet le ballon à David PDC dans le couloir gauche, à hauteur du rond central. A Pulga glisse le ballon entre trois Stéphanois directement au coin de la surface de réparation, toujours dans le couloir gauche. Et c’est devenu une habitude pour cet homme. Captain Seko récupère ce ballon, fixe son vis-à-vis et s’ouvre l’angle de l’extérieur du pied droit avant de perforer la lunette gauche des Foréziens.

95ème minute. AS Saint-Étienne 1 – 2 RC Lens. Ces fins de matchs, traumatisantes en décembre, sont devenues des moments de tous les possibles, de tous les espoirs. Francky Time.

10 mots sont évidemment à retrouver dans cet article…

Moi quand je lis le débrief d’Adrien !

Allez, c’est l’heure de la révélation. On sait tous que c’était cheaté. Tu es membre de la famille de quel rédacteur BM ?

Je suis le voisin du petit cousin par alliance de Gandalf (ndlr : le chien de LaPoch, notre rédactrice).

Non vraiment, malgré les calomnies répandues par une poignée d’individus qui ne boiront pas leur café dans un mug BM, je ne suis le cousin d’aucun rédacteur BM.

Est-ce que tu as un dernier petit mot pour Jean Connery (ndlr : twittos qui nous harcèle, une procédure judiciaire est en instruction), qui court après le mug depuis 4 ans (à peu près) ?

Cette défaite de Jean est une preuve que la calomnie et les tentatives de déstabilisation ne lui permettent de gagner ni au Mug Game ni à MPG… Courage pour la suite…

Un grand merci et surtout un grand bravo à Adrien. Tu devrais recevoir ton Mug d’ici 2025.

Retranscrit par @L2F_BM

*Lapiner est le terme définissant le mieux l’état d’esprit qui habite le groupe BM.

Définition LaPoch 2022 : lapiner, c’est se rendre compte que quelque chose est pas fait mais ne pas le dire pour pas que ça te retombe dessus

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